un blog 100% acrylique
A l'heure où tout le monde s'insurge contre les restrictions de budget dans la Culture, je me questionne sur la relation entre les institutions culturelles (Drac, frac, je vous mets tout ça
en vrac...) et les artistes.
Pour survivre en France, l'artiste contemporain (dites plutôt le plasticien) est astreint à résidences. N'entendez pas par là qu'il est immobilisé dans son T2 mais plutôt
que s’il veut prétendre à une quelquonque reconnaissance de ses pairs (et la reconnaissance, c'est important quand on est artiste) , il doit solliciter des résidences d'artiste. Par
résidence, entendez que l'artiste accepte de se déplacer durant quelques semaines, voire quelques mois dans un lieu où il lui est demandé la plupart du temps de " travailler en collaboration avec
les habitants" ou " en relation avec le territoire". C'est magnifique, on propose à l'artiste de sortir de son atelier, de s'ouvrir un peu aux réalités sociales, d'affronter le monde. Et quel
monde ! De plus en plus, les lieux de résidence sont organisée dans des quartiers dits sensibles, où l’artiste est sensé amener de la cohésion, du sens, « adoucir les mœurs » en résumé. Une industrie polluante s’installe dans votre village ? La criminalité augmente dans votre banlieue ? Pas
de problème, l’artiste médiateur est là ! Il arrive, avec son regard décalé, inventif, pour recadrer tout le monde et accorder les violons le
temps d’une (rési) danse. La résidence se clôt habituellement par une exposition où l'artiste montre à quel point il a bien répondu au projet (travailler avec les gens du coin), à quel point il
mérite bien la petite somme qu’on lui a alloué (en moyenne, comptez 0 à 500 euros/ mois, avec un local et un ordinateur à disposition).
Autre solution proposée à l’artiste français pour accommoder son r m i à la sauce subventions ? Les fameuses aides proposées par les DRAC. Là aussi, mieux vaut avoir un projet qui soit au goût du jour, entendez un projet social, participatif, interactif, enfin tout ce que vous voulez qui se termine en if et qui ressemble de près ou de loin à la fameuse « esthétique relationnelle » définie par Nicolas Bourriaud [http://fr.wikipedia.org/wiki/Nicolas_Bourriaud ].
Bref, l’art subventionné français veut faire de l’artiste un éducateur, un médiateur, un rouage du système moins onéreux qu’un flic ou qu’un éducateur spécialisé…
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Concernant l'art comptant pour rien, je vous invite à visionnert ma petite vidéo déposée sur ce blog ( mais où? Une chatte n'y retrouverait pas ses petits).
Oui, l'art subventionné, du moins de la façon dont il est pratiqué en france, c'est d'une certaine façon la mort de l'art. Marre des install' à cons, de l'art vide hé ho, du Palais de toc, yo!